Grève générale : « Pour les patrons, c’est un jour de stress »

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Du côté des patrons, comment perçoit-on cette grève générale ? Certains auraient préféré qu’on privilégie le dialogue, plutôt qu’un blocage de l’économie belge.

Selon Sébastien Croegaert, le président du B4C qui regroupe plus de 300 patrons d'entreprise du grand Charleroi, une grève d’un jour est synonyme de stress pour les patrons de petites et moyennes entreprises. Il témoigne au nom de plusieurs chefs d'entreprise. « Un jour de grève a des répercussions et est stressant, même si c’était prévu »,  explique-t-il.
Il comprend le stress et la frustration de certains travailleurs, mais déplore un manque de dialogue en amont. Selon Sébastien Croegaert, les accords de gouvernement sont directs et parfois difficiles à digérer, mais il estime que l'action syndicale est intervenue trop rapidement.
« Le gouvernement est en place depuis seulement 2 mois, et il n'y a pas eu beaucoup d'échanges entre le monde politique et les syndicats. » Il appelle ainsi à une discussion plus ouverte entre les différents acteurs.
Beaucoup de chefs d’entreprise regrettent qu’on paralyse l'économie, le dialogue est une bonne alternative selon eux.  
« Nous ne pouvons pas nous permettre d'accentuer encore le déficit du pays. Il faut avancer ensemble, sans créer un climat de peur ou de stress inutile. »

Les patrons agiront autrement ? 

Ils comprennent par contre les inquiétudes des travailleurs. Le patronat n'entend d’ailleurs pas rester silencieux face à certaines mesures.
« Au B4C, nous avons lancé un rapport en début d'année pour renouer le dialogue avec le politique et faire remonter les préoccupations des entrepreneurs de Charleroi Métropole. » L'objectif est de construire une relation constructive entre les différents acteurs économiques et politiques, dans l'espoir d'un avenir plus stable et prévisible pour les entreprises.
 


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